Théâtre : « Sossoumassédé », entre révolte et exhortation

Author: Pas de commentaire Share:

L’espace Tchif de Cotonou a accueilli dans la soirée du vendredi 17 novembre 2017, la présentation du  spectacle « Sossoumassédé ». Joué dans le cadre de la carte blanche accordée au metteur en scène béninois Hermas Gbaguidi par l’espace Tchif, le monodrame  « Sossoumassédé » est une invite adressée aux dirigeants africains afin qu’ils défendent les intérêts du continent.

« Nous n’accepterons plus de nous asseoir à table avec des terroristes, des hommes qui livrent des peuples au prix de vulgaire notoriété. Nous Sossoumassédé, notre dignité nous vaut plus que la grandeur. Nous ne craignons plus la mort car nous sommes des cadavres ambulants. Qu’ils sachent aussi qu’il y a des cadavres que la mort même refuse de prendre. Le combat n’est pas fini. Il y a de l’espoir. Osons leur tenir tête au concert des nations et défendons notre continent ». C’est toute la quintessence de la pièce « Sossoumassédé » présentée le vendredi 17 novembre 2017 à l’espace Tchif de Cotonou.

Durant une cinquantaine de minute, Casimir Agbla, comédien et étudiant à l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin qui  a prêté sa voix pour la présentation de ce monologue  écrit par Noël Fassinou, a exhorté les décideurs africains à prendre leur responsabilité, celle de défendre le continent africain. Après cette leçon d’exhortation, l’auteur a aussi fait un clin d’œil à l’endroit des dirigeants africains en les invitant à une prise de conscience.

« Sossoumassédé » est un spectacle qui interpelle tous les africains. L’auteur y a révélé les erreurs faites par les dirigeants et les africains qui prétendent être de « panafricanistes ». C’est d’ailleurs ce qui justifie le ton satirique et dénonciateur qu’il a employé  dès les débuts de la pièce.  « Les traîtres, les militants fantoches, les salopards, ils n’ont pas le sang révolutionnaire qui nous pousse nous autre ; ils n’ont même pas été capable de leur tenir tête » explique Casimir Agbla.

La pièce Sossoumassédé a aussi dénoncé  plusieurs autres réalités auxquelles l’Afrique est confrontée que sont « le terrorisme en Afrique, les situations de crises et rebellions sociales, la crise économique, le racisme à cause de la peau noire, la minimisation de l’Afrique au sein de l’ONU que l’auteur qualifie de « Chambre Haute », la privation de l’Afrique du droit de véto…

Chanceline MEVOWANOU (Collaboration) ©www.benincultures.com

Laisser un commentaire

Commentaire(s)

Previous Article

Festival Zâ 2017 : Cinq jours pour découvrir la diversité de la gastronomie béninoise

Next Article

Quinzaine de la Photographie au Bénin : Yvon N’gassam, grand prix de l’excellence-photo 2017

Vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *