Termyl Yahouedeou, Designer : « Je ne suis satisfait que lorsque personne n’a rien à redire »

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Ce qui l’a révélé à lui-même est sa recherche permanente de perfection et d’univers inexplorés. Pour Termyl, il faut « être reconnu pour ce que l’on sait faire et que l’on apprend encore à parfaire ». Ce leitmotiv, il continue de le défendre, de le développer et de le mettre à l’épreuve, de sorte à pousser loin, son génie créateur. Un génie qui n’a pas que l’art comme domaine d’expression. La preuve : Malgré la côte qu’il a en ce moment auprès du public, grâce à ses réalisations artistiques pour des marques étrangères et pour des célébrités, Termyl ne veut pas faire de l’art un métier. Non pas parce qu’il ne le comble pas, mais parce que l’art est pour lui, l’un des fils d’Ariane qui le conduiront, vers la concrétisation de plus grandes ambitions. Un éternel insatisfait donc ? Termyl Yahouédéou nous livre à travers cette interview ce qu’il est prêt à faire pour toucher la perfection, pour se satisfaire lui-même. Rencontre…

www.benoincultures.com : Et si tu nous faisais ton autoportrait avec des mots.

Termyl : Je m’appelle Termyl Yahouédeou, je suis ingénieur béninois et designer à mes heures perdues. Je me décris comme un homme qui cherche à faire voyager, faire découvrir, informer et qui recherche la perfection (Rires).

Quels sont tes différents domaines d’intervention en tant qu’artiste?

J’ai de nombreuses passions mais, concernant le domaine artistique, je me suis spécialisé dans la photographie, la production vidéo et la conception graphique. Cependant, avant toutes ces belles passions, il y avait le dessin dans lequel j’ai fait mes premiers pas en 1997 mais, que j’ai fini par mettre entre parenthèse.

En quoi veux-tu te démarquer des autres ?

Portrait de la chanteuse béninoise, Zeynab Abib © Termyl Yahouedeou

Je parlais tout à l’heure d’une recherche de la perfection. Lorsque tu crées un produit, tu dessines ou lorsque tu imagines simplement, ta perception doit prendre en compte une incroyable volonté de bien faire, sans le moindre défaut, ce n’est pas impossible. Non seulement dans la présentation mais, aussi dans la prise en main, dans l’utilisation. C’est ce que je fais chaque jour et chaque fois que je conçois quelque chose. Je ne suis satisfait que lorsque personne n’a rien à redire. Il m’est déjà arrivé de reprendre un travail à zéro simplement parce qu’une étape n’a pas réussi. Je tiens cela de mon père, c’est un perfectionniste dans l’âme.

Tu publies généralement tes œuvres sans les colorier. Existe-t-il une raison à cela ?

Oui, je suis nul en coloriage (rires). Je dois avoir une ou deux réalisations en couleurs mais, un œil avisé remarquera que le choix des couleurs n’est pas parfait. Néanmoins, je suis content de les avoir réalisés.

Que redoutes-tu le plus au moment où tu prends ton crayon ?

Quand je dessine un visage ou un quelconque objet, ma principale peur est de ne pas réussir les contours. C’est la base. Il est difficile de se rattraper plus tard.

Quels sont tes rapports aux couleurs blanche et noir ?

Ce sont les deux extrêmes, le bien et le mal, le Ying et le Yang, le jour et la nuit. Je t’en donnerais plein des exemples loufoques comme ceux-là (rires). J’aime surtout la simplicité, la paix et la discrétion que dégagent ces couleurs. D’ailleurs, je suis quelqu’un d’assez calme en général.

Comment définis-tu ton style actuel ?

Je dirais que je suis plutôt dans le minimalisme en ce moment. J’ai arrêté les dessins au crayon et la peinture pour me consacrer à la photographie minimaliste et au design ; je trouve cela plus drôle et plus créatif.

«Sans Titre » est un projet sur lequel tu as travaillé avec Aurel Yahouedeou (ton frère). Pourquoi ce titre et qu’est-ce qu’un tel projet t’a apporté en termes de mûrissement artistique ?

Nous avons choisi « Sans Titre » comme titre parce que nous n’avions aucune idée du nom que nous pourrions donner au projet. Par la même occasion, ça faisait classe et simple ne trouves-tu pas ? Quel est le titre de votre projet ? Le titre de notre projet est « Sans Titre » (il fait un clin d’œil). A la fin de la réalisation de ce projet qui nous a pris un mois, je n’ai pas mûri artistiquement mais j’ai surtout appris. C’était des choses que je n’avais pas l’habitude de faire. Ce fut une belle expérience.

Termyl Yahouedeou sur les réseaux sociaux : Facebook – Behance – Instagram – Twitter – YouTube 

Par Wilfreed AMOUSSOU (Collaboration) ©www.benincultures.com

 

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