Tenue de la 9e édition du festival Teni-Tedji : « Un acte de résistance » selon Koffi Attede, Directeur des Arts et du Livre

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La 9ème édition du Festival International de la Marionnette et des Arts de la Rue « Teni Tedji » organisée par l’association THAKAMOU CULTURE-ARTS a été officiellement lancée le mercredi 19 décembre 2018 à Porto-Novo au Centre Artistique et Touristique OUADADA. Une édition qui se tient dans des conditions difficiles pour les organisateurs et dont la tenue sonne comme un d’endurance et de détermination, comme soulignés par les différents intervenants.

Dans l’après-midi de ce mercredi 19 décembre 2018, la devanture du centre artistique et touristique  OUADADA de Porto-Novo grouille de monde. La caravane qui a parcouru la ville quelques minutes plus tôt, en prélude à l’ouverture du festival, venait  de s’échouer à cet endroit avec plusieurs spectateurs. Tout annonçait l’ouverture de la 9è édition du festival de la marionnette et des arts de la rue. Une grande et gigantesque marionnette posée à l’entrée du centre souhaite la bienvenue au public. Dans l’enceinte de l’espace, le public, désormais installé, assiste à des tableaux artistiques. Il s’agit entre autres de la danse des animaux présentée par la troupe « Irikpè Sabouyo » ; le spectacle de chant et percussion présenté par « Les leaders solidaires de Médédjonou ».

Selon les dires du Délégué Général du festival, Jude  Zounmenou, la première édition du festival international de la marionnette et des arts de la rue s’est déroulée en 2008. De ce jour à aujourd’hui, neuf (09) différentes éditions ont été organisées par l’association THAKAMOU CULTURE-ARTS. Selon les organisateurs, cette édition 2018 qui marque la 9ème édition et qui a été effective nonobstant le manque de financements, est le résultat d’une ténacité farouche de la part des membres du comité d’organisation.

« Nous avons organisé ce festival parce que nous y tenons. Et les résultats de cette ténacité qui sautent aujourd’hui nous donnent raison. Pour preuve, au début du festival, le Bénin ne comptait à l’époque que deux marionnettistes. Aujourd’hui, nous avons une trentaine de marionnettistes grâce à ce festival. A travers les spectacles programmés, le festival sensibilise les plus jeunes sur les violences basées sur le genre et sur d’autres thématiques. Le festival a fait venir plusieurs compagnies étrangères de marionnettistes au Bénin pour des collaborations et brassages » affirme le Délégué Général avant de revenir sur les difficultés de la présente édition.

Une 9è édition aux couleurs locales

« Pour cette édition, nous n’avons pas obtenu d’aides concluantes. Seul le Fonds du Développement des Arts et Sports nous a apporté un soutien de 1.500.000FCFA. Cette insuffisance a eu pour corollaire l’organisation d’une édition locale, sans des troupes de l’extérieur car nous n’avons pas pu trouver des cachets pour ces artistes » a confié le délégué général du festival, Jude H. Zounmenou lors de son mot d’ouverture. Il a fini son propos en invitant le gouvernement, notamment le ministère du tourisme, de la culture et des sports et les éventuels mécènes à se manifester à l’avenir pour la tenue du festival.

Pour le Directeur des Arts et Livres Koffi Attede, « cette 9ème édition est un acte de résistance. Je l’avoue. Je suis un fruit du secteur et j’ai conscience des efforts que les organisateurs ont fournis pour rendre ce festival effectif cette année. Nous voyons vos efforts et nous ne sommes pas indifférents. Je voudrais juste vous inviter à ne plus vous cantonner sur des aprioris. Rapprochez-vous de nous et nos modestes portes seront toujours ouvertes ».

©www.benincultures.com

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