Politique touristique et culturelle à la base : Trois questions à Pascal Hèssou, maire de Comè

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Nous avons rencontré Pascal Hèssou, maire de la commune de Comè (soixantaine de kilomètres de Cotonou), le samedi 6 mai 2017 au Centre Carrefour Jeunesse. Il assistait alors à la représentation de la pièce L’ours d’Anton Tchekhov. Une mise en scène d’Ebénizer Amah qui a vu évoluer sur scène Alotcho Joêl, Pereira Fassilath et Djondo Dela. Nous avons alors saisi l’opportunité pour lui poser trois questions, sur le spectacle et que la politique culturelle et touristique mise en œuvre sur son territoire. 

www.benincultures.com : Vous venez de suivre le spectacle L’Ours d’Anton Tchekhov dans une mise en scène d’Ebenizer Amah. Donnez nous vos impressions et dites-nous pourquoi vous êtes souvent présent aux événements culturels organisés à Comè ? 

Pascal Hèssou : D’abord, il faut souligner que j’ai lu la pièce L’Ours d’Anton Tchekhov. Il y a longtemps que j’ai vu du théâtre comme ça et je crois que j’ai assisté à un beau spectacle. Les trois comédiens qui ont joués m’ont vraiment impressionné et me donnent une raison suffisante de venir suivre du théâtre.

Un peuple sans culture est un peuple mort.

Ensuite, je dirai que pour rendre heureux un peuple, il lui faut du pain et du jeu par ricochet la culture. Nous ne faisons qu’appliquer une règle pour impulser l’épanouissement de notre peuple. En tant que dirigeant, nous sommes conscients que tout se base sur la culture. Un peuple sans culture est un peuple mort. C’est pour cela que nous manifestons continuellement notre soutien à toutes les initiatives culturelles.

Je ne ménage aucun effort à soutenir les journées culturelles au niveau des scolaires et des événements culturels au niveau de la société civile. Car les évènements culturels toutes catégories confondues permettent de mettre les enfants à l’étrier afin de révéler leurs talents. C’est pour cela que nous pensons qu’à côté des études académiques il faut forcément une politique culturelle. C’est la seule voie pour impulser le développement de la nation puisque nous allons déjà développer des hommes équilibrés.

Et votre administration finance la culture tout autant ? 

Vous savez que le Bénin n’a pas de ressources minières. Il faut qu’on investisse dans d’autres secteurs. Le tourisme et la culture étant donc parmi ces secteurs promoteurs. Le Bénin est une destination touristique qu’il faut vendre car cela pèsera lourd dans le Produit intérieur brut du Bénin.

Et je crois qu’au plan national et surtout dans le Programme d’Actions du Gouvernement, le tourisme occupe une place importante. Les autorités locales, maires comme conseillers communaux s’inscrivent dans la logique d’accompagnement du Gouvernement. Le Ministre des sports Oswald Homêky par exemple a fait une séance avec tous les maires du Bénin pour voir dans quelle logique ces autorités peuvent l’accompagner dans ses activités.

Est-ce que vous avez eu cette occasion avec son collègue du Tourisme et de la culture et quels sont les chantiers touristiques à faire valoir dans votre commune ?

Tout à fait. C’est vrai que ce n’était pas avec tous les maires. Mais en tant que Maire de Comè, Commune membre de la Communauté des Communes des Lagunes côtières ayant pour compétence Tourisme et Environnement. Nous avons aussi eu des séances de travail avec Monsieur José Pliya, Directeur de l’Agence Nationale de Promotion des Patrimoines et de développement du Tourisme. Et cette agence s’évertue à donner vie au tourisme béninois à travers des activités et projets phares. Il y en plusieurs.

Je vous donnerai juste quelques uns. La source du temple des pythons d’Ouidah est à Comè puisque c’est une culture Pédah. Nous avons aussi des temples pythons avec des pythons qui ne sont pas en captivité mais qui sont dans la nature. C’est vrai que cela relève du cultuel mais nous pourrons en discuter avec ces dignitaires dans un cadre plus adéquat pour voir les possibilités de valorisation. Nous avons des forêts où on peut trouver les derniers singes à ventre rouge sans oublier la berge tout au long du lac Ahémé. En somme, nous pensons que Comè dispose d’atouts à valoriser et nous nous y attèlerons.

Propos recueillis par Paterne TCHAOU ©www.benincultures.com

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