« Ne te résigne pas » : Des danseurs outillés pour une meilleure réponse à la sexualité juvénile

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Sur financement de la Nuffic, l’Association Walo et Le Grand Cru organisent au profit d’une douzaine de danseurs un atelier de renforcement de capacité pour la mobilisation des jeunes autour des thèmes de la santé reproductive, des droits sexuels (SRHR) et des violences. A termes, ils seront déployés dans une dizaine de collèges du Littoral pour encadrer les élèves.

Comme à chaque fois que la Compagnie Walo occupe les lieux, le 1er niveau du centre d’affaire Gbêka à Akpakpa est très animé dans l’après-midi de ce vendredi 26 septembre 2014. Et pour cause, la formation des formateurs initiée par la compagnie à l’endroit d’une douzaine de ses membres. A cet effet, une vingtaine de jeunes enfants du quartier sont invités et mis à contribution pour tester l’aptitude pédagogique des apprenants.

Pour la directrice de la compagnie, Rachelle Agbossou, « après cette séance, les deux formateurs, les hollandais Noortje Bijvoets et  Erik Bos, sauront avec exactitude quels aspects approfondir pour atteindre les objectifs de la formation. Non seulement leur aptitude pédagogique sera jugée, mais ils feront également attention à leur façon d’intéresser les enfants et surtout d’improviser».

Répartis par groupes variables de quatre membres au plus, les enfants sont encadrés par deux stagiaires de la formation. En quelques minutes, ils ont pour consigne de monter un court spectacle autour du thème : « Les métiers de demain ». Concrètement, il est demandé aux futurs formateurs de s’inspirer des métiers d’avenir des enfants pour créer une séquence de danse, sans l’intervention de la parole. Exercice certes difficile mais les résultats présentés quelques minutes plus tard par les enfants mettront en avant « le sens de la repartie des stagiaires et la complicité qu’ils ont su établir entre eux et les enfants » à en croire Noortje Bijvoets. Elle retient également de cet exercice que les prochaines semaines de formation devront laisser plus de liberté dans la création aux stagiaires.

Cette consigne sera également prise en compte par les autres formateurs hollandais (Feri de Geus, Erik Kaiel et Guido Kleene) et béninois (Mathilde Tossou et Maifoux Nassirou de PSI / ABMS) qui interviendront pendant cet atelier prévu pour prendre fin en mars 2015. Ainsi formés, les danseurs seront déployés dans les collèges du Littoral où ils devront transmettre leur savoir sur la santé reproductive, les droits sexuels et les violences aux élèves en se basant sur leur savoir-faire en danse, une discipline qui intéresse facilement leur cible : les jeunes.

 ©www.benincultures.com

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