MASA 2016 / Mode : Huguette Malamba décline les objectifs du programme Edition Limitée de l’OIF

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Sous la houlette des « maîtres » Pathé’O de la Côte d’Ivoire et Thiané Diagne du Sénégal, trois jeunes créateurs africains ont présenté leurs collections au public du Palais de la Culture de Treichville, dans la soirée du 6 mars 2016, dans le cadre de la 9è édition du MASA. Il s’agit de Nakuin du Cameroun, de Moussa Sambaré du Burkina Faso et d’Abdou Lahad Gueye du Sénégal, tous lauréats de l’édition 2015 du programme Edition Limitée de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Rencontrée un peu plus tôt dans la journée lors d’un déjeuner de presse organisée par l’OIF pour présenter ledit programme aux hommes des médias, Huguette Malamba, chargée du spectacle vivant des arts visuels et de l’artisanat de luxe nous explique les objectifs du programme.

Trois jeunes créateurs de mode, lauréats du programme Edition Limitée de l’OIF, sont présents au MASA 2016 pour faire voir le fruit de leurs travaux avec deux maîtres du domaine. Quel est l’objectif de cette participation ?

Le but de cette présentation est à la fois de montrer leurs œuvres, leurs travaux à un public composé de professionnels, d’amateurs de mode et de textile, et surtout d’acheteurs potentiels. Aussi, au cours du MASA, ils auront l’occasion de confronter leurs regards à d’autres francophones, à d’autres professionnels ; le MASA étant un marché, un carrefour de dialogue et de culture.

Concrètement, « Edition Limitée », qu’est-ce que c’est ?

Edition Limitée est un programme conçu par l’OIF et qui a été lancé en 2014. La Francophonie a décidé de s’investir dans l’artisanat de luxe pour permettre à de jeunes créateurs de mode de pouvoir renforcer leurs compétences auprès des maîtres d’art dans le cadre d’une résidence de deux semaines dans un pays francophone.
L’idée, c’est à la fois de favoriser la recherche dans le domaine de la mode, du textile ; et de leur permettre d’avoir des acquis techniques ; de favoriser le dialogue de culture puisque pendant deux semaines ces créateurs partagent leurs quotidiens dans un pays qui n’est pas le leur et au contact d’autres créateurs de mode autour d’une langue commune qu’est la langue française ; de partager également toutes les valeurs véhiculées par cette langue et enfin de travailler autour d’une passion commune, le textile et la mode.

Après deux éditions, les objectifs sont-ils atteints ?

Il faut souligner qu’en deux ans, il y a eu seize participants de onze pays. Edition Limitée est un programme extrêmement jeune qui a été lancé en 2014. C’est une histoire qui s’est créée à trois, à la fois entre une institution, des maîtres d’art qui reçoivent ces créateurs de mode et des créateurs de mode eux même.
Je pense qu’on peut déjà faire un bilan individuel pour certains. Là, vous avez des lauréats qui ont acquis des compétences, qui ont pu voyager et rencontrer d’autres professionnels. Entres eux, s’organisent déjà des circuits de diffusion, de distribution. Il y en a qui sont par exemple implantés à Abibjan mais ont un point de vente, même informel à Dakar parce que lors de la résidence, ils ont rencontré un autre créateur de Dakar qui a un espace de vente et qui est prêt à les accueillir.

Comment sont choisis les participants au programme Edition Limitée ?

Ils sont choisis sur la base d’un appel à candidature avec une sélection faite par des professionnels dans le cadre d’une commission.

Parlant des participants à ces deux premières éditions, vous avez dit qu’ils proviennent de 11 pays. Des créateurs béninois y ont-ils participé ?

Pour l’instant non. Il n’y a pas eu de créateurs en provenance du Bénin. Nous travaillons sur la base des sollicitations, de critères très précis et dans le cadre d’une commission dans laquelle siège des agents de l’OIF et des experts indépendants. Je ne pense pas que nous ayons reçu des candidatures du Bénin.
En revanche, nous avons été contactés par des organisateurs d’un jeune salon qui va être lancé au Bénin au mois de novembre prochain. On nous a parlé également d’un autre festival autour de la mode dénommé Journées Internationales du Textiles. Je sais qu’au Bénin, le textile constitue une véritable manne financière. On parle par exemple des nanas benz. On est prêt à accueillir les futures créatrices, héritières des Nanas Benz, des amazones. Il faut les encourager à candidater.

Justement, quand prend fin le prochain appel à candidatures ?

Le 15 avril 2016 (Postuler)

Puisque vous investissez dans la mode, quelles sont vos relations avec les festivals de cette discipline, notamment le Festival International de la Mode en Afrique (FIMA) ? 

Les relations sont très bonnes avec le FIMA du créateur nigérien Alphadi. L’OIF soutient le FIMA en apportant une dotation. Pour l’instant, l’appui que l’OIF apporte est concentré sur le créateur, un peu comme le programme Edition Limitée. Le focus se porte sur le créateur, sur l’individu. Et pour cet individu, nous travaillons sur son entreprise, son environnement. Il s’agit pour nous d’apporter un appui à la fois sur la résidence, les projets et l’entreprise. Nous avons donc l’appui structurel sur deux ans, l’appui en équipement et l’appui en communication. Mais tout cela dépend de ces créateurs et de leurs capacités à formuler un projet viable économiquement.

©www.benincultures.com

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