Fespaco : Les masques zangbéto bénissent la 23ème édition

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Les masques zangbéto sur la pelouse du 04 août à Ouagadougou le 23 février 2013 ©Bénincultures

La 23ème édition du Fespaco s’est ouverte ce 23 février à Ouagadougou à la faveur d’une géante cérémonie au stade du 04 août. Et pour sa bénédiction, rien de moins que six masques zangbéto du Bénin.

Si le show donné par la star de la musique nigériane Flavour a véritablement fait bouger les quelques 20.000 personnes présentes cet après-midi au stade du 04 août, l’apparition des masques zangbéto du Bénin en ouverture du spectacle concocté par Seydou Boro a aussi retenu l’attention. Dénommé « Wakatt » (Le temps en langue nationale Mooré), le spectacle d’ouverture mettait en scène 30 artistes du Burkina Faso, mais aussi du Bénin et du Niger. Et ce sont les masques zangbéto du Bénin qui ouvriront le bal dès les premiers coups de tambour. Six au total, les masques, tout en se tournant sur eux-mêmes apparaissent sur la pelouse et se positionnent au centre, en harmonie avec une étoile jaune préalablement dressée. Ils seront suivis ensuite par une centaine d’enfants qui les accompagneront jusqu’à la sortie avant de laisser place aux danseurs.

Pour Seydou Boro, l’apparition des masques zangbéto du Bénin, en début du spectacle « marque l’effervescence de la danse qui arrive ». Mais il ajoutera qu’il était important pour lui d’incorporer des danses traditionnelles à ce spectacle afin de montrer la vivacité et la richesse de la culture africaine. Pour finir, il confie avoir fait appel aux masques zangbéto du Bénin et aux Bororo du Niger « pour montrer que l’Afrique a aussi ces danses qui résistent au temps. Même si nous pratiquons la danse contemporaines, nous ne devrions pas oublier nos danses traditionnelles ». Même souhait de Hermas Gbaguidi, qui a conduit les masques à Ouagadougou. A l’en croire, dans un monde qui se modernise de plus en plus, il est important que les vieilles traditions africaines soient montrées au monde sans pour autant leur enlever leur sens sacré. Il conclut « C’est pourquoi, j’ai accepté de participer à ce spectacle qui fait voir nos masques et j’ai été très content que Seydou m’ait demandé de les faire intervenir dès le début du spectacle comme pour dire que nous bénissons cette édition».

Ainsi bénie, la 23ème édition du plus grand festival de cinéma en Afrique prend son envol jusqu’au 02 mars. 101 films dont 5 du Bénin sont en compétition officielle et 20 longs métrages sont en course pour décrocher l’ « Etalon de Yennenga ».

Eustache AGBOTON (Envoyé spécial à Ouagadougou)

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