Cotonou, capitale mondiale du livre ? « L’espoir est permis », selon Valérie Vanesse Kongolo

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En visite au Bénin depuis le 13 avril dernier, l’ambassadrice de Conakry, capitale mondiale du livre Valérie Vanesse Kongolo a animé une conférence de presse conjointe avec Koffi Attèdé, Directeur des Arts et du Livre afin de présenter les objectifs de ce séjour. La rencontre avec les hommes des médias a eu lieu le jeudi 19 avril au Bénin Marina Hôtel de Cotonou.

« La mission de l’ambassadrice de Conakry, capitale mondiale du livre, Valérie Vanesse Kongolo  au Bénin s’inscrit dans une perspective d’étude, de rencontre et de partage avec les acteurs culturels et principalement les acteurs du livre ; une mission de prise de contact avec l’existant et de mise en place d’une démarche Capitale Mondiale du livre pour la ville de Cotonou ». Selon Koffi Attèdé, le Directeur des Arts et du Livre du Bénin qui a co-animé cette rencontre avec les hommes des médias aux cotés de Valérie Vanesse Kongolo, cette dernière séjourne au Bénin à l’invitation du Ministère en charge de la culture, en vue de l’atteinte de réfléchir aux voies et moyens pour concrétiser le rêve de faire de Cotonou, la capitale mondiale du livre, à l’horizon 2021.

Un objectif à portée de main, à en croire l’hôte du Bénin qui n’a pas manqué de faire savoir que plusieurs étapes restent encore à franchir par le Bénin pour atteindre cet objectif. « Faire de Cotonou la capitale mondiale du livre est un processus. Il est important de savoir cela. On ne pourra pas tout de suite crier la victoire car pour être sincère, beaucoup de choses restent à faire. Toutefois, on peut rêver et espérer. Le critère majeur pour être capitale mondiale du livre es la volonté et l’engagement. Et ça, je l’ai vu au Bénin, cette dynamique de promotion de la littérature. C’est un challenge. Nous avons enclenché le processus et le travail sera fait », a-t-elle laissé entendre.

Pendant son séjour, Valérie Vanesse Kongolo a rencontré plusieurs acteurs pour comprendre le fonctionnement du secteur culturel au Bénin et en particulier sur le plan littéraire. Dans ce sens,  confie-t-elle, ces différentes rencontres avec les acteurs de la chaîne du livre lui ont permis « de plonger dans les réalités livresques du Bénin ». « J’ai noté beaucoup de points forts mais aussi des points faibles. J’ai remarqué d’une part que les acteurs de la littérature béninoise ont la passion et la volonté inébranlable de faire avancer les choses. Et c’est un grand atout. D’autre part, j’ai vu que ces mêmes acteurs ont un problème dans la manière de créer une visibilité et un dynamisme autour de l’art, la culture et la littérature en particulier. Il se pose une véritable situation de communication et d’exportation des œuvres de l’esprit au-delà des frontières béninoises » a-t-elle déclaré.

Initié par l’Unesco, Le titre de Capitale mondiale du livre est accordé chaque année à une ville en reconnaissance de la qualité des programmes municipaux pour promouvoir le livre et la lecture. La ville ainsi nommée Capitale mondiale du livre s’engage à promouvoir les livres et la lecture et à mettre en œuvre un programme d’activités pour une période d’un an. Après Conakry pour l’année 2018, c’est la ville de Sharjah (Emirats arabes unis) qui a été nommée Capitale mondiale du livre pour l’année 2019 par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, sur la recommandation du Comité consultatif qui s’est réuni au siège de la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA) à La Haye.

Chanceline MEVOWANOU (Collaboration) ©www.benincultures.com

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