Clap Ivoire 2014 : le Bénin doublement honoré

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Deux films béninois étaient en compétition à l’occasion de cette quatorzième édition du concours Clap Ivoire : «Viyesu» de Philippe Houngbedji et «Surdiplômé» de Samuel Fagbedji. Ce dernier, en compétition avec 19 autres films de jeunes réalisateurs africains, a persuadé le jury notamment grâce à la qualité de son images et de son écriture.

Démarré le mardi 2 septembre dernier à l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire Onac-CI, le festival Clap ivoire s’est ouvert aux réalisateurs des pays membres de la Cedeao. Son concours de courts métrages vidéo, destiné aux jeunes techniciens et réalisateurs africains, a rendu son verdict le 5 septembre et au nombre des jeunes réalisateurs couronnés, il y a le béninois Samuel Fagbedji. Avec sa fiction intitulée « Surdiplômé », ce jeune réalisateur a honoré le Bénin grâce à deux distinctions ; le prix de la Meilleure photographie et le deuxième prix du Meilleur scénario dans la catégorie ‘Jeune espoir’.

Le Bénin peut être fier d’avoir été doublement honoré. D’abord grâce à Samuel Fagbédji. Ensuite pour avoir formé, à l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA), les deux réalisateurs togolais, Joël M’Maka Tchédré réalisateur de «Nanas Benz, les reines du textile africain» et Maxime Tchincon avec «Les avales du grand bleu». A eux deux, ils ont remporté cinq prix dont le grand prix Kodjo Ebouclé.

Le palmarès

La quatorzième édition du concours Clap Ivoire a rendu son verdict le vendredi 5 septembre dernier sur l’esplanade de l’hôtel de la culture de Cocody à Abidjan et consacre cette année, des films togolais en majorité.  Le grand prix Kodjo Ebouclé très convoité par les nombreux réalisateurs candidats à ce concours, a été attribué au documentaire «Nanas Benz, les reines du textile africain» du jeune togolais Joël M’Maka Tchédré. Ce même documentaire a également remporté le prix de l’intégration. Il en est de même pour la fiction «Les avales du grand bleu» du réalisateur togolais, Maxime Tchincon qui, elle aussi, s’est brillamment illustrée à ce concours en rapportant trois prix dont, celui de la Meilleure fiction, de la Meilleure interprétation féminine, et du Meilleur scénario. Le prix du meilleur documentaire a été attribué au documentaire «Derrière les rails» de la réalisatrice sénégalaise  Kady Diedhiou. Le prix de la meilleure interprétation masculine a été attribué au réalisateur, Saho Zoh de la Côte d’ivoire avec sa fiction, «Elise». Et enfin, celui du meilleur son revient à la réalisatrice malienne, Fatoumata Yasmine Konaté avec sa fiction «Le blanc à la peau noire».

Plusieurs activités d’échanges et de formation ont aussi meublé cette édition de Clap Ivoire qui aura vu l’Afrique de l’ouest vibré aux sons et devant les images produites de sa jeune pépinière de créateurs cinématographiques. Le festival aura, quatre jours durant, enrichi des participants qui ont eu l’occasion de participer à un atelier sur « le son dans la production cinématographique ». Un atelier de 48 heures dirigé par Guy M’Boua auquel il faut ajouter la table ronde des directeurs de la cinématographie de l’Uemoa qui s’est penchée sur la problématique de la «Redynamisation du septième art dans l’espace Cedeao». Le master class ‘Afrique au féminin’ et la conférence sur l’aide de l’OIF au cinéma du sud sont venus compléter la liste des activités périphériques.

Par Franck Raoul PEDRO (Collaboration depuis Abidjan)

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