Chronique Urbaine #3 : NIKANOR, l’amour au bout des lèvres

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Le 6 août 2017, Challenge Prod mettait en ligne la vidéo du nouveau single de l’artiste Nikanor, « C’est quel amour ? ». En quelques jours, le clip était visionné par près de 10.000 internautes confirmant que le jeune artiste, désigné « Révélation de l’année 2016 » par le Bénin Top 10, suscite de plus en plus l’admiration.

En attendant de revenir sur ce morceau, Djamile Mama Gao analyse, pour Bénincultures, le précédent son de l’artiste qui n’est pas passé inaperçu, « Manvo Manvo ». Lisez plutôt. 

NIKANOR – L’AMOUR AU BOUT DES LÈVRES 

Elle s’exprime en deux émotions. Des émotions qui s’entrechoquent, sans que l’une ne laisse l’autre s’éteindre. Elle s’exprime aussi comme un trouble qui retentit. Un trouble qui vient de nulle part. Un trouble fort qui vous agrippe, soudainement. Un trouble qu’on prévoyait pourtant juste festif. Mais un trouble qui doucereusement se frotte à vos oreilles, impacte vos nerfs et embaume finalement votre cœur.

Elle, c’est la musique de Nikanor. Un artiste aux influences presque naija, qui est à la fois touchant, mouvant mais également émouvant. Sa musique n’est pas le tohu-bohu inutilement mélangé, pour sembler simplement vendable. Sa musique, c’est le cœur. Sa musique parle d’ailleurs de cœur. Et elle s’exprime autant pour faire danser, que pour faire ressentir, pour faire aimer, puis, bien évidemment, pour être aimé. Son univers est singulier parce qu’il n’omet pas la vigueur joyeuse de l’amour, même quand il faut chanter la déception ou le regret.

Et, c’est d’ailleurs, ce à quoi nous convie « Manvo Manvo » de Nikanor. Chanter le repentir avec grâce, délicatesse, en saisissant le cœur aimé, qui s’offre à soi comme autant de fois qu’on s’offre à lui, en sondant les souhaits du possible, ou en invitant à marcher en confiance l’un avec l’autre, pour finalement grandir ensemble, pour définitivement « rouler sur l’or » dans l’avenir qu’on s’imagine.

Ici, tout est question d’affection, porté par des paroles d’une sensibilité à fleur de voix comme de peau. Ici, tout est question d’attachement réaffirmé, et ce sont les sensations, les sentiments, les peurs, les pensées, les souvenirs, les promesses, et les rêves, qui animent l’artiste. Au point de rendre sa voix si avenante, si langoureuse, qu’on en omet, qu’il s’agit de la même bête de scène, qu’on a découvert sur « Féichitan » ou « Annie ».

Délicieux comme les moments partagés avec cette femme qui bouscule les habitudes autour de soi, ou au fond de soi. Séduisant comme le jeu de guitare acoustique qui sert largement d’agrément pour accompagner la consistance mélodique, et les modulations.

À n’en point douter, Nikanor, semble profondément sincère dans cette chanson, touchant, au point de contribuer à ce que chaque auditeur, songe à reconsidérer les sentiments qu’il porte à l’amour de sa vie.

Avec des images chatoyantes, cette œuvre se distingue par son lyrisme et sa coloration romancée.

Par Djamile Mama Gao (Negr’ Djamile), Ecrivain – Artiste (Slameur) ©www.benincultures.com

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