Boukombé : le culturel et le cultuel du fonio au cœur d’une double festivité

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Du 11 au 15 Novembre 2016, ont eu lieu à Boukombé, la 5ème édition de la fête traditionnelle du fonio et la 7ème édition de la Journée Internationale du Fonio. Si le premier événement vise la célébration des valeurs cultuelles et culturelles de la céréale, le second, quant à lui, se veut l’occasion des bilans des différents projets et initiatives qui contribuent à la promotion du fonio entre partenaires techniques, politiques et les principaux acteurs à la base, les groupements de femmes et les cultivateurs.

L’instant était solennel ! A Boukombé, cinq minutes avant minuit ce samedi 12 novembre 2016. Comme un hymne, toute la foule opaque qui déborde de la place de l’indépendance de la ville jusqu’à la voie principale, reprenait en cœur, avec enthousiasme et fougue, le refrain du morceau ISSA YORI, un morceau populaire. Devant, au milieu de la foule et sous les feux des projecteurs, sur un podium, l’orchestre avec au micro, l’artiste Martial OUAMOU (Alias Datamao), promoteur de la fête traditionnelle, exécutait le titre phare de son premier album. On chantait. On dansait. On sautait puis on applaudissait pendant longtemps. Toute la ville s’y était donné rendez-vous. C’est cette ambiance qui a caractérisé toutes les activités marquant la cinquième édition de la fête traditionnelle du fonio. Cette édition-ci a la particularité d’être jumelée à la 7ème édition de la journée internationale du fonio.

La veille, vendredi 11 novembre, dans le cadre de la fête traditionnelle du fonio, il a été organisé à la maison des jeunes de Boukombé, la grande nuit dédiée aux danses sacrées liées au fonio. Chaque tableau de danse était caractérisé par un accoutrement, un rythme typique accompagné de commentaires pour mieux éclairer les curieux et autres invités présents à la soirée. Le lendemain, avec un peu de retard et sur la place de l’indépendance, les festivaliers ont assisté au lancement officiel des festivités. Cet instant est marqué par la présence de tout le conseil communal à l’exception du maire empêché, des cadres venus de la diaspora de Boukombé, des vieux, sages, notables et des gardiens de la tradition Otammari.

Des différentes allocutions, on retient l’engagement de la mairie à supporter tout projet allant dans le sens de la promotion de la culture du fonio, l’importance du fonio dans l’alimentation de base et dans les cérémonies pour le peuple otammari et son coté fédérateur depuis sa semence jusqu’à sa récolte. Le lancement a été suivi d’une démonstration de comment séparer le fonio, d’un déjeuner de plusieurs mets faits à base du fonio et de la demi-finale de la lutte traditionnelle. En présence du directeur général du Fonds des Arts et de la Culture, Gilbert Dehou-Male et de sa délégation, la nuit a connu le premier géant concert qui a rassemblé plusieurs artistes de renom dont Kasmory, Adjima, Kunpan, Franco Siba Junior…et autres artistes locaux en live grâce à un orchestre de professionnels venu de Natitingou et surtout de Cotonou.

Le jour 3 a connu deux activités dont la finale de la lutte remportée par Parakou et le second géant concert qui a duré jusqu’à l’aube. Le dernier acte encore plus important qui est venu clôturer les événements est la journée internationale du fonio qui a eu lieu le mardi 15 novembre en présence des maires des communes de Natitingou et de Boukombé, des délégations de tous les projets et programmes qui œuvrent pour la promotion du fonio à Boukombé. Il s’agit essentiellement de Louvain Coopération, ADG ; Tikona ; A2PF ; ProAgri, Iles de Paix et des 400 femmes et cultivateurs bénéficiaires desdits projets et programmes. Dans une ambiance festive, les officiels ont visité les différents stands de la foire du fonio.

Placé sous le signe de l’unité retrouvée des filles et fils de Boukombé, ce double événement autour du fonio est une initiative de Mao Action et de l’ONG A2PF soutenu par le Fonds des Arts et de la Culture, ADG, Louvain Coopération, le ministère en charge de l’agriculture.

©www.benincultures.com

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