7e Festival ‘’Lagunimages’’: « Cinéma et cultures urbaines »

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Christiane Chabi Kao, présidente de l’association Lagunimages ©Bénincultures
Christiane Chabi Kao, présidente de l’association Lagunimages ©Bénincultures

Cotonou, Abomey-Calavi, Allada et Parakou. La biennale du septième art ‘’Lagunimages’’ conduira du 05 au 08 décembre les professionnels du cinéma africain vers les populations du Bénin autour du thème « Cinéma et cultures urbaines » avec comme pays invité le Brésil, annonce l’Association Lagunimages.

Démocratiser l’offre culturelle, notamment le cinéma. Voilà qui résume l’ambition de cette association qui organise pour la septième fois le festival thématique de films, de documentaires et de télévision du Bénin, ‘’Lagunimages’’. Cette année, l’ensemble de la vingtaine de films qui seront projetés portera sur le thème « Cinéma et cultures urbaines ». Une telle thématique pour traiter des cultures, des expressions artistiques, des langages urbains africains vu que les scientifiques projettent pour l’an 2050, l’ère de l’ « homo urbanus »« plus d’un milliard d’Africains » vivra dans les villes.

Ce sera donc l’occasion pour les cinéphiles de visionner à travers les différentes projections le regard de certains réalisateurs sur cet espace de vie en pleine mutation. Ils pouront entre autres voir ‘’Il va pleuvoir sur Conakry’’ de Cheick Fantamadi Camara, ‘’Fangafrika : la voix des sans voix’’ du collectif Stay Calm, ‘’Le mec idéal’’ d’Owel Brown, ‘’Yamakasi’’ de Ariel Zeitoun, ‘’Ouaga Saga’’ de Dani Kouyaté.

Et s’il y a un pays qui traite avec réussite, tant politiquement, économiquement, socialement qu’artistiquement cette thématique, c’est bien le Brésil qui est passé pays émergent. Pour Noudéou Noëlie Houngnihin, directrice du festival, ce géant de l’Amérique latine doit sa spectaculaire avancée « à la façon dont le secteur culturel est organisé et impliqué dans les processus de développement intégré ». Le Bénin partageant les liens forts de l’histoire avec cette sixième puissance économique mondiale, les organisateurs entendent par cette invitation se renseigner sur la structuration du secteur culturel brésilien notamment son cinéma qui le vend au monde entier et « pouvoir s’en inspirer ».

Il s’agira donc d’explorer les mécanismes culturels et cinématographiques de ce pays pour amorcer une pratique plus juste de la culture et du cinéma, facteurs de développement. La projection de films tels que ‘’Pedra Da Memoria’’ de Renata Amaral, ‘’Tropicalia’’ de Marcelo Machado, ‘’Ori’’ de Raquel Gerber contribuera à la réalisation de cet objectif. Le forum « Périphérie au centre dans la production cinematograhique bresilienne. une histoire de continuite et de ruptures » qui sera conduit par le Professeur Emi Koide de l’Université de Saô Paulo finira d’instruire les différents acteurs sur les pratiques de ce thème dans la culture brésilienne.

L’édition de la relève!

En mettant la jeunesse au centre de cette édition, Christiane Chabi Kao, présidente de l’association, et ses collaborateurs veulent juguler un mal qui sape le septième art béninois : la ruée et l’hégémonie d’acteurs non formés et non qualifiés qui produisent des œuvres ne répondant pas aux normes et qui s’affichent en réalisateurs dans un pays où les salles sont fermées. Ayant vu le mal, le festival y propose déjà ses solutions à travers la formation et l’encadrement d’une relève au fait de la pratique cinématographique.

C’est en l’occurrence ce qu’à initié le festival avec les étudiants de l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel – ISMA avec Félix Karrer dans un cours pratique sur la réalisation et la production de documentaire pour la télévision. Un pareil exercice se fait avec les apprenants de l’école Océan de Cotonou pour l’écriture de scénarii de film documentaire et de fiction. Les différentes œuvres tirées de ces ateliers seront projetées à la cérémonie d’ouverture.

Cette dernière activité justifie quelques innovations apportées à cette septième édition de ‘’Lagunimages’’. Ainsi, aux côtés des sections « Images thématiques », « Pays invité », les populations pourront découvrir les films des sections ‘’jeunes’’ : « Vision intérieure » composée des réalisations des étudiants de l’ISMA dont ‘’Rencontre virtuelle’’ de Ayeman Aymar Essè et « Cycle junior » avec parmi tant d’autres ‘’Les Chenapans’’ de Christiane Chabi Kao. La nouvelle section qui sera désormais de chaque édition selon les mots de Christiane Chabi Kao est celle des « Etalons de Yennenga » pour faire voir aux autres amoureux du cinéma africain qui ne voient pas toujours les projections au Burkina Faso les productions primées au Fespaco.

Le rendez-vous est donc à inscrire dans les agendas suivant les villes de Cotonou, d’Abomey-Calavi, d’Allada et de Parakou à partir du 05 décembre avec la cérémonie officielle de lancement à la grande salle du FITHEB et ceci jusqu’au 08 décembre.

Par Hurcyle GNONHOUE ©www.benincultures.com

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