1ères Journées Médias Bénin : Célébrer et valoriser les journalistes

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Le stade de l’amitié Mathieu Kérékou a accueilli le lundi 02 mai 2016, la cérémonie officielle de lancement des manifestations de la première édition des Journées Médias Bénin. Initiative de « Elan Médias », un creuset de jeunes professionnels des médias, les Journées Médias Bénin sont un cadre d’échanges entre les journalistes. Membres et responsables d’association de professionnels des médias, autorités du ministère de la communication et de l’économie numérique et membres de différentes institutions des médias étaient présents à cette cérémonie officielle. 

C’est parti ! Officiellement les Journées Médias Bénin ont été lancées. L’équipe d’Elan Médias dirigée par Jisleine Adimi entend célébrer autrement la Journée internationale de la liberté de presse. Ainsi, les Journées Médias Bénin se veulent un espace de valorisation des hommes des médias, une occasion pour renforcer les liens entre les professionnels et les consommateurs. Le programme de cette première édition comprend des conférences, des causeries débats, des échanges professionnels et des forums. Ces Journées sont également des moments d’allégresse et de détente. La programmation artistique concoctée pour la circonstance en est une preuve.

La dimension des réflexions apportées à ces Journées doit se focaliser sur le respect des règles et principes du métier de journalisme, a expliqué M. Yahouédéou, représentant de l’Organe de Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (ODEM). « Le tableau des médias est sombre dans le monde entier. Il faut donc s’y intéresser, car prévenir vaut mieux que guérir. Cette journée doit être une occasion de réflexion et non de fête » a-t-il ajouté. Pour le président de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB),  Franck Kpotchémè, se référant au thème choisi cette année sur le plan international, le Bénin est en avance sur plusieurs pays en matière d’Accès à l’information, Le Code l’information et d’autres actions en la matière sont les baromètres de cette avancée notable du Bénin.

Conférence inaugurale de Soulé Issiaka : un discours d’expert dans un langage de sage 

Après les discours, place à la conférence inaugurale animée par Soulé Issiaka sur le thème ‘’ Les revues de presse en langues nationales : entre exigences professionnelles et nécessité de satisfaire le public.’’ Il faut retenir que la revue de presse est une composante qui ne peut être détachée de la rédaction. Elle est souvent confiée à des gens qui ont déjà bravé la décennie dans la pratique du métier et qui ont aiguisé avec le temps deux aptitudes : le résumé et le lien. C’est pour cela d’ailleurs qu’au sein de grandes rédactions il y a la revue de presse de matin, celle de l’après midi et de la soirée.

Ceux qui font la revue de presse en langues nationales chez nous ne sont que des traducteurs et cette revue a été inspirée d’un format d’émission animée anciennement les samedis soirs sur les antennes de l’Ortb Radio : ‘’Le Hovi cléou’’. Cette émission est le condensé des informations qui relèvent de l’invraisemblance et qui étaient diffusées et commentées en langue nationale Fongbé. Cette émission retenait l’attention des populations qui adoraient les informations fantastiques. La revue de presse en langues nationales qui s’est appuyée sur ce style d’émission a réussi aussi à retenir l’attention des populations sans aller à l’essence même du genre de la revue qui se veut contenu et ton.

« Dah Houawé et les autres confrères qui font la revue en langues nationales sont des créateurs d’atmosphère puisque la revue implique un contenu avant un ton alors que chez eux c’est le ton qui vient appuyer le rappel des titres suivis de commentaires », a expliqué Soulé Issiaka. Pourtant aucune émission n’a réussi à retenir autant l’attention des zémidjans et des populations au Bénin, aucune émission n’a drainé autant de foule. Soulé Issiaka a mentionné qu’il faut simplement reconnaitre le mérite de ces confrères qui ont cette dextérité du maniement de la langue. « La manière de dire, la richesse et le maniement de la langue chez ces confrères sont les moteurs du succès de cette innovation » a-t-il ajouté. Toutefois, il leur faut rester dans les rouages de l’éthique et de la déontologie pour que leur initiative reste en adéquation avec le professionnalisme et les exigences du métier.

Paterne TCHAOU (Collaboration) ©www.benincultures.com

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