18èmes Journées Théâtrales de Carthage : le Bénin fortement représenté

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Les Journées Théâtrales de Carthage (JTC) se déroulent actuellement en Tunisie et prendront fin le 26 novembre 2016. Cette 18ème édition a pour ambition d’affirmer l’engagement en faveur de la diversité culturelle, de consolider les dimensions arabes et africaines du festival en donnant une visibilité accentuée à la création théâtrale contemporaine dans le Monde arabe et en Afrique. Ce grand rendez-vous des planches réunit chaque année donc des professionnels du théâtre du monde entier autour de spectacles de qualité et d’autres activités professionnelles. En matière de création dramatique, au niveau africain, c’est inutile de prouver l’importance du Bénin. Reconnu comme pays d’expérience en la matière, il est représenté par une forte délégation de ses comédiens à cette 18ème édition des JTC.

En dehors du spectacle inaugural « Le radeau » dans lequel Mariame DARRA et Guy KPOHENTO ont joué, d’autres comédiens béninois participent à cette 18ème édition. Nous en voulons pour preuve la présence de la compagnie Les diseurs de vérité jouent le 23 et le 25 novembre 2016. « Nous jouons le 23 novembre à Nabeul et le 25 à Tunis à l’Institut d’Art dramatique avec notre création L’aveugle qui voit tout » nous écrit Bardol MIGAN. Cette création qui est une adaptation et une mise en scène de Houenou Nicolas de DRAVO fait intervenir des comédiens comme Raphaël HOUNTO, Félicité GOUNON EKPODESSI, KAYOSSI Cyriaque BATCHO, Armelle NAGOBA, Armand CATARIA et Bardol MIGAN.

La délégation béninoise présente aux JTC 2016, c’est aussi Serge DAHOUI et Franck DAKPO. Qu’ils vous souviennent que ces jeunes talentueux comédiens ont participé avec d’autres comédiens internationaux (Belgique, Burkina Faso, Haïti, Bénin) à la création de « Roméo et Juliette » en 2014, une mise en scène de Marie VAIANA et qui voit évoluer sur la même scène Gaëlle GOURVENNEC, Hypolitte KANGA, Sidiki YOUGBARE et Roland ZELIAN. Ils ont joué déjà le 20 novembre à 13h au Théâtre Le Mondial et y seront encore à 20h. L’espace culturel Gambidi reçoit aussi cette création le 25 novembre 2016.

Coup d’œil sur les créations « L’aveugle qui voit tout » et « Roméo et Juliette »

« L’aveugle qui voit tout »

La vie est une geôle où chacun des occupants cohabite malgré lui. L’un oppresse et l’autre subit. Cette inégalité provoque des tensions voulues, fabriquées et livrées sur place. Elle devient source d’un déséquilibre qui contente les uns, une minorité puissante et affaiblie les autres, une majorité sans voix. Ces derniers sont assujettis à toute justice injuste. Ils sont deux, captifs de la liberté. Décidés à mourir pour l’honneur et la dignité. Ils présentent l’intérieur d’une bouteille vide, remplie d’eau, puisque depuis longtemps, ils se sont tus. Ils se contentent de subir. Tombants, trébuchants, la tête haute, les voilà sur le chemin des martyrs. Ils bravent tout, même leurs propres vies pour que triomphe la vérité, sacrifiant même leurs épouses…

« Roméo et Juliette »

Roméo et Juliette est un projet théâtral réunissant des artistes des quatre coins du monde (Belgique, Burkina Faso, Haïti, Bénin) qui développent entre eux une relation de travail depuis plusieurs 2014. Il s’agit pour ce collectif de création de questionner à travers cette œuvre de William Shakespeare des thématiques actuelles et universelles. Cette version de Roméo et Juliette cuisinée dans le moule universel mêle au français des langues africaines (fon, mahi, mooré) et soulève des questionnements relatifs au rapport combien complexe qui unit les cultures africaines et occidentales. Sur scène, les nombreux personnages de la pièce sont interprétés par six comédiens. Ils manipulent tout au long du spectacle des palettes en bois, permettant de transformer l’espace et d’évoquer la rue, le cimetière, un tombeau, le balcon de Juliette… La thématique essentielle de la pièce est l’amour, et plus spécifiquement cet amour qui s’offre la possibilité de braver l’interdit, les frontières, qui nous sort des stéréotypes.

Paterne TCHAOU (Collaboration), ©www.benincultures.com

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