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LITTERATURE

Planète jeunes lance son Grand Prix de la nouvelle

La 7ème édition du Grand Prix Planète Jeunes de la nouvelle a été lancée officiellement, vendredi dernier, à l'Institut français d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Mis-en en place pour donner le goût de la lecture et de l'écriture aux jeunes, le concours fait, pour cette édition honneur à la Côte d'Ivoire en choisissant un texte dont l'auteure est l'Ivoirienne Fatou Keïta. « Les participants devront donner une suite à un texte inédit de Fatou Keïta intitulé ''Remue-ménage au Zoo !'' Elle l'a écrit spécialement pour ce concours », a révélé M. Eyoum Ngangué, Rédacteur en chef de Planète Jeunes. Selon lui, les cinq meilleurs textes seront publiés dans ce magazine distribué dans toute l'Afrique francophone. «L'auteur de la meilleure nouvelle recevra, comme Grand Prix, 200 000 FCFA et un trophée. Un diplôme, des livres, des CD et des clés USB seront attribués aux auteurs des récits publiés », a ajouté M. Ngangué, avant de préciser que le texte, qui devra comporter moins de 1500 mots, doit être envoyé avant le 30 avril 2012. Ensuite, il a fait savoir que la rédaction de Planète Jeunes et les membres du jury sélectionneront 20 textes parmi lesquels Fatou Keïta choisira le Grand Prix et les quatre autres textes qui seront publiés. De son côté, Fatou Keïta, présente à cette cérémonie, a dit toute sa joie d'être associée à cette initiative. « Ce concours, qui est important, gagnerait à être plus connu », a-t-elle conseillé. Après « Une rencontre dans le parc » de Véronique Tadjo en 2006, « Remue-ménage au Zoo ! » est le deuxième texte d'un auteur ivoirien choisi pour le Grand Prix Planète Jeunes de la nouvelle.

Télécharger le texte et le règlement

Par Bénincultures


« Passions en chœur » de Reine Oussou : Une invite à vaincre l’échec

Reine Oussou, auteure béninoise a procédé le mardi 14 février au lancement officiel de son roman « Passions en chœur ». La cérémonie a eu pour cadre la salle de conférence de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin devant un nombre impressionnant de personnes et de personnalités venues apporter leur soutien à cette œuvre. Une œuvre qui, au travers du récit de la vie mouvementée et peu ordinaire d’une femme, a pour principal but de montrer à l’homme que sur terre, sa seule devise doit être « combat, espoir, victoire ».

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L'auteure du roman, Reine Oussou lors du lancement ©Bénincultures

« Pourquoi vivre toujours triste alors qu’il y a mille espoirs à se faire ? Qu’aurais-je obtenu en m’abandonnant à cette langueur monotone qui noie mon âme ? A rien, rien sinon à l’échec. Et moi, Adeline, je ne suis pas créée pour échouer mais pour la victoire. Allez, Adeline, tu es programmée pour la victoire ! ». Ainsi parlait Adeline, l’héroïne de « Passions du chœur ». Ainsi parlait Adeline dont la vie mouvementée a noircit les pages blanches de l’œuvre de Reine Oussou. Condamnée injustement à vivre les conditions inhumaines de la prison, elle se battra envers et contre tous et tout pour s’en sortir.

Et pour l’auteure, en publiant cette œuvre, elle souhaite partager cette envie de vaincre les obstacles de la vie à tous les Hommes en général et aux femmes en particulier. L’objectif étant de les amener à « conjurer les mauvais sorts, combattre le mauvais sort et espérer d’intenses joies de vivre ». Les humains, une fois sur terre n’ont d’ailleurs pas le choix, à en croire Valentin Agon. Pour lui, il est important pour l’Homme de retenir que « vivre, c’est se battre ; vivre, c’est espérer et vivre, c’est gagner ». Dans sa présentation de l'œuvre, Expédit Ologou, journaliste-chroniqueur, l’auteure a le mérite de faire ressentir au lecteur les douleurs de l’héroïne avec un style d’écriture libre et simple qui se sert des descriptions pour atteindre son objectif.

Certifiée de Lettres modernes et professeur de Lettres au collège, Reine Oussou s’est trouvé une passion et un talent pour l’écriture dont elle se sert pour éduquer le peuple. « Passions en chœur », son nouveau roman n’échappe pas à cette mission. Et si l’auteure pense qu’elle s’adresse à tous les Hommes, il n’en demeure pas moins que les femmes sont beaucoup plus visées. Il faut qu’arrive un moment, prophétise reine Oussou, où la femme doit rompre avec les mentalités qui la mettent en posture de « sexe faible » pour évoluer et assumer ses responsabilités dans la société.

Placée sous le parrainage du Professeur Honorat Aguessy,  cette de lancement de « Passions en Chœur » a connu la prestation artistique de la première femme béninoise chanteuse Sophie Aguidigbadja alias « Edia Sophie ». Aussi, a-t-elle connu un moment très symbolique de coupure de gâteau anniversaire pour la St valentin sous un signe d’appel de la jeunesse à un engagement conscient.

Ecrit le 17 /02 /2012 par Eustache AGBOTON (bénincultures)


«Chants de Béhanzin, le Résistant» : Le génie compositeur-chanteur du Roi Béhanzin célébré

C’est un lieu historique, le Centre béninois des langues étrangères (Cebélaé) à Cotonou, qui a abrité, le 11 février dernier –une date mémorable de la vie du Roi Béhanzin-, la cérémonie de lancement officiel du livre «Chants de Béhanzin, le Résistant» publié en 2011 par le professeur Albert Bienvenu Akoha et Apollinaire Mèdagbé aux éditions L’Harmattan. Une cérémonie placée sous le parrainage du professeur Jean Pliya en présence d’un parterre de têtes couronnées et d’hommes de culture.

Quarante-quatre chansons composées par le Roi Béhanzin, transcrites et accompagnées de commentaires sur papier, et exécutées aussi sur disque. C’est le menu du travail de recherche mis à disposition du public par le professeur Albert Bienvenu Akoha et Apollinaire Mèdagbé. C’est un livre de 196 pages paru aux éditions L’Harmattan en 2011: «Chants de Béhanzin, le Résistant» plus un Cdrom. Pour joindre un événement à un lieu et à une date, les auteurs ont choisi faire le lancement au Centre béninois des langues étrangères (Cebélaé) de Cotonou le samedi 11 février dernier. Au Cebélaé se trouve en effet le local dans lequel le Roi Béhanzin a passé ses derniers moments sur sa terre natale avant sa déportation le 11 février 1894 vers la Martinique.

D’après  les auteurs, ce livre est l’un des fruits d’un projet qui a vu le jour depuis 1989 lors de la célébration du centenaire du Roi Glèlè. Le professeur Akoha, alors président de la commission des manifestations culturelles a su mettre en compétition tous les palais royaux d’Abomey avec comme critère, l’exécution des chants et danses de palais. La moisson, très bonne, a été pour le professeur, source d’une forte inspiration pour faire découvrir et revivre au monde, la richesse culturelle et historique cachée dans ses chansons. D’où la création du Conservatoire de danses cérémonielles et royales d’Abomey. L’envie sera plus poussée à l’occasion du centenaire du Roi Béhanzin en 2006. Et voilà qui a accouché en 2011, «Chants de Béhanzin, le Résistant».

L’expression d’une double conscience historique

Pour le présentateur, professeur Mahougnon Cakpo, critique littéraire et enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi, «Chants de Béhanzin, le Résistant» exprime une double conscience historique. Le contenu du livre révèle une profonde conscience professionnelle manifeste de la part du Roi, explique le présentateur. Les auteurs, eux, ont fait preuve de conscience historique en décidant de travailler sur les chants du Roi. Cette conscience réside dans le fait qu’ils aient pénétré l’histoire, l’analyser pour pouvoir gérer le présent et anticiper sur le futur. Le travail ayant conduit à la publication de ce livre est, témoigne le professeur Cakpo Mahougnon, un travail à la fois de linguiste, de sociologue, d’historien, de philosophe, d’archéologue, d’homme de culture, etc. Il a consisté en la collecte des chansons du Roi Béhanzin auprès des dépositaires à la cour royale de Djimè ; la vérification de l’authenticité, de la date et de la chronologie de composition de ces chansons ; la sélection d’un corpus de 44 débarrassés de tout archaïsme et exotérisme tout en préservant leur caractère esthétique et puis le classement par thème suivant une chronologie. Ce sont, «La légitimité de Béhanzin», «Les guerres nécessaires», «l’appel à la résistance», «Hommage aux soldats tombés au champ d’honneur» et «exil à la Martinique».

Les quarante-quatre chants répartis dans ces catégories sont les récits du Roi sur sa vie et l’histoire de son royaume. Des chants qui révèlent de nouvelles hypothèses sur le Roi sur le royaume de Danxomè. Entre autres, la philosophie des tresseurs de corde, chère au Danxomè, la résistance à tout ce qui peut causer préjudice par rapport à une portion de la terre dahoméenne, etc. «Chants de Béhanzin, le Résistant» montre aussi l’intérêt mnémotechnique des chansons, précise le professeur Jean Pliya, parrain de l’événement. Il rappel que la rédaction de «Kondo le requin» dans les années 1960 lui est venue de ces chansons. Que ces chansons inspirent encore d’autres écrivains pour montrer la fécondité du génie multiforme du Roi immortel, a-t-il souhaité. Bonne lecture et audition des chants du Roi Béhanzin.

Le contenu du livre sur scène avec les élèves du conservatoire

Le lancement du livre a été pour les élèves (danseurs, chanteurs et instrumentistes) du Conservatoire de danses cérémonielles et royales du Bénin, d’effectuer leur première sortie officielle de spectacle après leur brillante participation au Festival Afrique à Lille en France en juin dernier. Pour la circonstance, ils ont offert au public, plusieurs tableaux de danses et de chants contenus dans le livre. Plus d’une vingtaine de minutes durant, des femmes et jeunes hommes vêtus aux couleurs de princesses et princes, ont exécuté une partie de la quarantaine des chants du Roi Béhanzin contenu dans l’ouvrage. Et ce, avec la puissance, la charme des amazones, pas à la guerre mais dansant et chantant pour le plaisir du Roi au palais.

Ecrit le 14/02/2012 par Blaise AHOUANSE (La Nouvelle Tribune)


Florent Couao Zotti, la plume des marginaux

« Si la cour du mouton est sale, ce n’est pas au cochon de le dire » (Serpent A Plumes, Janvier 2010, Collection Serpent Noir, 204 pages). Le dernier roman publié par Florent Couao Zotti a sonné le retour de cet écrivain sur la scène littéraire et dans les médias notamment français. Polar ayant pour cadre Cotonou et pour trame une affaire de drogue, ce roman révèle une fois encore, si besoin en était, le talent de Florent Couao Zotti. Ecrivain béninois né en 1964 à Pobè (Bénin), Florent Coua Zotti est un passionné de l’écriture et en vit. Humble, sociable, blagueur et rieur, Florent Couao Zotti a bien voulu nous parler de lui à travers cet entretien à nous accordé.


Florent Couao-Zotti, le 11 novembre à Cotonou. ©ishola, Bénincultures

Bénincultures : Comment arrivez-vous à vivre de votre plume dans un pays où plus de 70% de la population est analphabète ? 
 Florent Couao-Zotti : (Sourire) C’est vrai que ça paraît toujours insolite lorsque je dis que je suis un écrivain à plein temps et que je vis de la plume. La plume pourrait être définie comme étant  le moyen par lequel on produit à la fois de la littérature et tout ce qui n’est pas littérature. Quand j’écris, je n’écris pas seulement de la littérature (c’est-à-dire roman, nouvelle, poésie, théâtre) mais il y a d’autres genres qu’on peut pratiquer et qu’on peut mettre à la disposition du public et qui justement peuvent rapporter. Il s’agit par exemple du cinéma. On peut être un écrivain du cinéma, c’est-à-dire un scénariste ciné, un scénariste de séries. On peut être également un critique littéraire, on peut combiner à la fois le texte littéraire et les arts d’une façon générale et quand je parle de l’art, je pense à l’art photographique, à la sculpture, aux installations,  etc. Il y  a une infinité de choses que je fais et qui n’a pas forcément rapport avec la littérature mais qui a toujours rapport avec la plume, c’est-à-dire l’écriture. C’est ça qui me permet de vivre. Et si je devais compter essentiellement sur les droits d’auteur, ce serait insuffisant.  Je pourrais en vivre mais pas tel que j’aurais voulu. Et donc, oui, j’arrive à vivre de ce que je produis comme écrit. Non seulement j’écris de mon propre gré, je publie des textes de ma propre initiative mais il y a également beaucoup de commandes que je reçois. Donc vous voyez, avec la plume on peut faire énormément de choses.

D’où vous vient cet amour pour l’écriture ?
Je suis un passionné de la littérature. Et quand on dit un passionné de la littérature, c’est en amont comme en aval. J’ai beaucoup lu, des livres de toutes les littératures, que ce soit de la littérature française, de la littérature américaine, de la littérature japonaise etc. Je me suis imprégné de tout ce qui est littérature.  Ensuite, le goût et l’envie surtout de reproduire ce que j’ai aimé. Quand on est étudiant ou élève, lorsque vous avez aimé quelque chose, vous avez envie plus tard de reproduire ce que vous avez aimé et en la matière, moi j’ai beaucoup aimé Victor Hugo à travers une œuvre qui m’a marqué, il s’agit de ‘’Notre Dame de Paris’’. Et là-dessus par exemple, j’ai tenu à lui rendre hommage parce que c’est un texte romanesque et historique  dont la fin m’a frustré. Je l’ai donc réécrite à ma manière, ce qui a donné ‘’La diseuse de mal espérance’’ (Théâtre, L'Harmattan/Ndze, Paris, Juin 2001, ndr). C’est une version personnelle de ‘’Notre Dame de Paris’’. Voilà comment on devient écrivain. Vous aimez la chose, vous êtes passionné et pour peu que vous sentiez cette envie de reproduire le modèle qui vous a plu, eh bien, vous commencez à le faire. Mais il ne faut pas s’arrêter au modèle qui vous a plu, il faut dépasser le modèle sinon vous ne pouvez pas créer ; vous ne pouvez pas être vous-mêmes, vous ne pouvez pas avoir votre propre personnalité. Donc, en faisant des recherches, je me suis aperçu que je pouvais créer ma propre loi et voilà, c’est elle que j’explore  aujourd’hui.

Qu’est ce qui vous particularise ?
Quand vous lisez tous mes textes, enfin la plupart, vous allez remarquer que je m’intéresse aux marginaux de la société, à ceux qui ont été exclus du champ de la civilisation. Que ce soit les chômeurs, les enfants de la rue, les prostituées, les aveugles, les handicapés, etc. C’est à ceux là que je donne la parole, que je fais vivre pour voir un peu tous les sentiments qui les habitent, comment ils agissent, comment ils réagissent et on s’aperçoit qu’ils font exactement la même chose que ceux qui sont de l’autre côté de la marge. C’est-à-dire qu’ils vivent. Ils ont des amours, ils ont des blessures, ils ont des aspirations et puis ce qui est incroyable chez eux, c’est ce sens de la solidarité que ceux qui sont dans les normes ont complètement perdu.

Votre notoriété d’aujourd’hui, vous la devez à quoi ?
A mon amour pour la lecture. Je vous ai parlé tout à l’heure de cette passion que j’avais pour la lecture. Je dévorais tous les livres qui me tombaient sous la main. Ensuite, j’avais une filière qui m’a permis d’être complètement à l’aise dans mon travail. Il s’agit des Lettres Modernes. Ainsi, avec mon plaisir et les connaissances que j’ai accumulées personnellement, j’avais également des obligations académiques qui faisaient que j’étais obligé d’aller lire d’autres textes qui ne m’intéressaient pas forcément dans mes choix mais qui m’amenaient justement à être au courant de toutes les sensibilités littéraires. A côté de ça, il y a un travail qui se fait. J’ai dit plus haut qu’il y a des textes qui m’ont marqué et par rapport auxquels j’ai voulu faire des reproductions plus ou moins fidèles. J’ai parlé de Victor Hugo, mais il y a également Ahmadou Kourouma et Sony Labou Tansy qui m’ont marqué. Parce qu’ils prenaient le parti d’utiliser autrement la langue française. Autant les premiers écrivains de la littérature africaine voulaient parler le français tel qu’il se parlait en France, autant ces écrivains ont décidé de subvertir complètement la langue française, de la désarticuler et de  la recréer. Mais en plus, Sony Labou Tansy s’intéressait aux dictatures africaines. Comment ces dictatures naissent, comment elles évoluent, le caractère ubuesque de ces dictatures. À l’époque, on le regardait comme une icône et on voulait lui ressembler. Toutes ces expériences m’ont construit. Il y a aussi une autre influence qu’on note dans mes textes, c’est celle du journaliste que j’ai été dans les années 90, 91.

Parlez nous de cette parenthèse journalistique
Comme toute expérience, ce fut très édifiant. Je faisais de la chronique culturelle dans presque tous les journaux de la place à l’époque, que ce soit ‘’Tam-Tam Express’’, ‘’L’œil’’, ‘’L’opinion’’ … Il y avait une floraison de journaux à l’époque dans lesquels je publiais de temps en temps des articles et je faisais de la chronique culturelle. Et quand le ‘’Canard du golfe ‘’ a été publié, le Directeur de Publication cherchait un Rédacteur en Chef  délégué. Je me suis présenté et il m’a retenu. Le travail consiste essentiellement à revoir le côté humoristique des articles  parce qu’on recevait beaucoup de textes et les gens ne connaissaient pas encore ce genre. On insistait surtout pour que les caricatures qu’on nous proposait soient en accord  avec les textes qu’on écrivait. C’est ainsi que j’ai travaillé avec Hector SONON avec qui je vais développer d’autres expériences beaucoup plus tard. Après, j’ai travaillé dans un journal qu’on appelle « La voix du Bénin » qui avait été créé par Nicéphore SOGLO, dirigé par Gaston de SOUZA, député à la 2ème législature. Dans la rédaction, il y avait Noureini Tidjani Serpos, feu Jean Jacques AKOHOUENDO, Emile OLOGOUDOU, Jean Baptiste ADJIBI et puis moi. Je m’occupais essentiellement de la chronique culturelle et de la chronique sociale. Deux ans après, j’ai créé « Abito » qui contrairement au « Canard du Golfe » était plutôt un journal satirique. Le plus important, ce n’était pas de l’humour qu’on recherchait mais une critique acerbe de la politique. Je l’avais créé mais je n’avais pas de sous. C’était un autre financier qui mettait la main à la poche pour faire paraître le journal. Moi, j’étais le rédacteur en chef. Mais on ne s’entendait pas parce qu’il voulait orienter le journal dans un autre sens que moi. Au bout de quelques publications, j’ai arrêté.

Depuis 2002, vous avez tout arrêté pour la littérature. Et vous bénéficiez  aujourd’hui beaucoup plus d’une renommée internationale que nationale. Diriez-vous que vous êtes plus adopté à l’extérieur qu’au Bénin ?
Du point de vue d’identification en tant qu’écrivain, je suis connu ici mais du point de vue lecteur, j’ai plus de lecteurs à l’étranger et ça relève tout simplement de la culture que nous avons dans ce pays qui fait que les livres, on s’en fout éperdument. Vous savez ce qu’on dit des africains ? Les africains, lorsque vous voulez leur cacher quelque chose, mettez-le dans les livres. Mais ça tient aussi du fait que je suis publié en France et  il est de bon ton que mes premiers lecteurs soient en France. Les éditions qui me publient font du marketing là-bas pour leurs lecteurs, ils ne le font pas pour nos lecteurs ici. Ils savent qu’en faisant du marketing pour leurs lecteurs de là-bas, ils pourront récupérer leurs investissements.

Vous l’avez dit. Les jeunes n’ont plus un engouement pour la lecture. N’avez-vous pas peur pour la relève littéraire dans notre pays ?
Non, il y a beaucoup d’écrivains en herbe. En tout cas, j’en rencontre énormément. Je les écoute, ils écrivent beaucoup. Maintenant le problème, c’est au niveau de la qualité. C’est encore très maladroit. Et puis les jeunes, lorsqu’ils écrivent, ils pensent que c’est la première œuvre du monde qu’on n’ait jamais écrite. Donc, ils viennent avec beaucoup d’enthousiasme en disant « monsieur il faut lire, il faut lire » et chaque fois je leur pose cette question : est-ce que vous m’avez jamais lu moi ? C’est là que je me rends compte qu’ils ne me lisent pas mais ils veulent que je les corrige. Et je les renvoie justement parce qu’ils ne font pas un effort pour lire les autres avant de vouloir qu’on les lise eux. Ensuite, il faut dire qu’on a beaucoup de chance au Bénin car il y a assez d’initiatives pour inciter les jeunes à lire. On peut citer le concours « Plumes Dorées », « Lu pour vous », le « Sipoef » ou encore « Défi lecture ». Donc il y a un environnement qui se prête justement à la motivation des jeunes vers la lecture. Quand vous retournez 20 ans en arrière, le nombre de lecteurs potentiels qui existait n’a pas d’équivalent aujourd’hui. Aujourd’hui, il y en a partout ; les lecteurs sont à gauche, à droite. Donc il y a un potentiel de lecteurs mais qu’est-ce qui se fait en direction de ce monde là ? Il y a des initiatives mais portent-elles  leur fruit ? Est-ce que ces initiatives sont suffisamment aidées par le pouvoir central ?

A l’endroit des jeunes qui ambitionnent écrire comme vous, que leur dites-vous ?
Mais c’est de faire comme moi j’ai fait : lire, lire, lire. Parce que ce qui est extraordinaire, c’est que lorsque vous allez dans les rencontres internationales, quand vous entendez un écrivain qui parle de ce qu’il aime, et bien il vous renvoie à des lectures, il vous renvoie à des références littéraires, linguistiques, sociologiques etc. Et si vous n’avez pas ces références, vous ne pouvez jamais comprendre ce qu’il dit. En plus, toutes les références que ces gens donnent vous situent justement sur la culture du bonhomme mais tant que vous n’avez pas lu ça, vous ne pouvez pas bien écrire. C’est ça la réalité. Tant que vous n’avez pas lu, vous vous dites que c’est vous qui avez inventé la poudre ; mais non, les gens l’ont fait avant vous. Il y en a qui essayent. Il y a Hilaire DOVONON que je trouve formidable avec son écriture très poétique dans son élan, écriture recherchée qui vous donne un souffle nouveau par rapport à ce qui s’écrit. Je suis sûr qu’il y a beaucoup de gens qui écrivent excellemment bien et qui n’attendent que le coup de pouce pour être reconnu.

Vous êtes également dans les éditions puisque vous dirigez la collection Théâtre aux Editions Ndzé. Quel regard portez vous  sur l’industrie de l’édition en Afrique en général et au Bénin en particulier ?
C’est une industrie très difficile. C’est un domaine très pénible. Il faut comme en littérature être passionné parce que le livre en tant que tel ne rapporte pas. Pour que ça rapporte, il faut vendre plusieurs milliers d’exemplaires. Disons qu’il est difficile ici au Bénin et pour les pays africains d’écouler deux mille exemplaires. Quand vous arrivez à deux mille exemplaires, vous rentrez généralement dans vos chiffres mais c’est toujours difficile de le faire parce qu’on n’a pas un lectorat qui débourse facilement. Même si il y a des gens qui lisent, ils n’achètent pas. Les maisons d’éditions sont alors obligées de vivre de subventions qui viennent de l’Etat central ou encore des institutions spécialisées.

Et vous comptez vous-même créé une maison d’édition au Bénin ?
Non, pas du tout. J’ai déjà décidé d’être écrivain. Il ne faut pas créer des stress supplémentaire.

Propos recueillis par Carole CAKPO (Bénincultures)


Un recueil de chants signés du Roi Béhanzin


Le roi Béhanzin et sa cour

Le professeur Albert Bienvenu Akoha et Apollinaire Mèdagbé viennent de publier aux éditions L’Harmattan, un recueil de chansons composées par le Roi Béhanzin. Intitulé «Chants de Béhanzin, le résistant», l’ouvrage sera officiellement lancé le samedi 11 février prochain à 9 heures au Centre multimédia Béhanzin du Cebelaé à Cotonou.
Le Roi Béhanzin est aussi un grand compositeur-chanteur. C’est du moins ce que révèlent de longues recherches menées par le professeur Albert Bienvenu Akoha et Apollinaire Mèdagbé. «Chants de Béhanzin, le résistant» en est une preuve. Livre de 196 pages paru aux éditions L’Harmattan, il s’agit d’un recueil de quarante quatre textes de chansons composées par le roi. Le livre est accompagné d’une compilation sur disque, de chansons magistralement exécutées par les élèves du Conservatoire des danses cérémonielles et royales d’Abomey.
De leurs recherches, les auteurs de l’ouvrage sont arrivés à découvrir deux cents chansons et plus, sorties des inspirations du Roi Béhanzin. Lesquelles recherches ont pour but, de révéler au monde, d’autres facettes du roi Béhanzin.
Ces chansons découvertes par le professeur Albert Bienvenu Akoha et Apollinaire Mèdagbé constituent la mémoire d’une époque importante du royaume de Danxomè. En effet, dans ce royaume, en l’absence d’écriture, c’est aux genres littéraires chantés que la tradition confiait des faits historiques, des opinions ou idées importantes que les souverains et leurs sujets souhaitaient consigner dans la mémoire collective pour la postérité. Le plus grand chansonnier de la Cour à l’époque, le Roi Béhanzin chantait toute sa vie quotidienne notamment sa farouche résistance à la colonisation. «Certains textes du livre «Chants de Béhanzin, le résistant», ont valeur de testament politique, tandis que d’autres se limitent à instruire le peuple du Danxomè et le peuple noir en général, sur les principes immuables qui doivent régir leurs pratiques sociales et leurs rapports avec «les étrangers à peau blanche –Yovo-.»
«Chants de Béhanzin, le résistant» : C’est l’histoire du royaume de Danxomè racontée par le Roi Béhanzin telle qu’il la percevait et tel qu’il l’a vécue. C’est la vie du roi racontée par lui-même.
La cérémonie officielle de lancement du livre est pour le samedi 11 février prochain à 9 heures au Centre multimédia Béhanzin du Cebelaé à Cotonou. Elle sera placée sous le parrainage du professeur Jean Pliya.

Ecrit le mardi 7 février Par Blaise AHOUANSE (La Nouvelle Tribune)


Lancement du livre « La Banque, la politique et moi » : Le livre de Bruno Amoussou scelle les retrouvailles au sein de l’UN


Bruno Amoussou dédicace son livre aux premiers acheteurs

L’homme politique de premier plan et figure majeure de l’édification du système bancaire béninois, Bruno Ange-Marie Amoussou continue son œuvre de témoignage sur la vie politique du Bénin après son accession à la souveraineté internationale le 1er Août 1960. Ainsi, après le lancement du premier tome de ses mémoires intitulé « L’Afrique est mon combat », le 09 mai 2009, Bruno Amoussou récidive en livrant à travers ce récit sa part de vérité sur la vie politique nationale et la mise en place du système bancaire dont il a été le principal artisan.
Rappelant à l’occasion le parcours élogieux du « studieux, brillant et intelligent » élève et « le cadre de haut niveau doué d’initiatives », le professeur Codjo Azôdogbèhou décrit « La Banque, la politique et moi », un ouvrage qui retrace « la vie et l’œuvre d’un compatriote dont il faut respecter la ténacité et l’engagement ». Aussi, « facile à lire et à comprendre », le deuxième tome des mémoires de Bruno Amoussou constitue aux yeux de l’universitaire un ouvrage de référence susceptible de favoriser une meilleure compréhension de faits importants du Bénin.
Abondant dans le même sens, Jacques Adandé perçoit à travers cette initiative de Bruno Amoussou « une remarquable contribution à la connaissance de notre histoire politique contemporaine ». C’est pourquoi, dira t-il, « nous lui sommes reconnaissants pour son effort d’analyse et d’explication majeure » avant d’inviter d’autres témoins de cette époque à lui emboîter le pas ». Pour le journaliste et écrivain, Wilfried Léandre Houngbédji, cette initiative de l’ancien ministre d’Etat et député à l’Assemblée nationale est d’un apport inestimable pour la jeunesse béninoise.
Cela est d’autant plus vrai que pour lui, à travers son récit, l’auteur met à la disposition des jeunes générations un précieux moyen d’appréciation des faits et méfaits intervenus dans la marche du Bénin vers le développement au cours des premières décennies de son indépendance. Pour l’auteur de « La Banque, la politique et moi », la sortie de ce nouveau volume de ce nouvel ouvrage s’inscrit dans la dynamique de livrer, en tant qu’observateur averti et acteur clé de la vie économique et politique au cours de la période considérée, sa part de vérité aux générations actuelle set futures.
Ainsi, relatant certains pans de l’ouvrage, Bruno Amoussoulève un coin de voile sur des faits saillants tels que la vision économique des acteurs de la révolution et la mise en place de la nouvelle architecture bancaire du Dahomey (actuel Bénin). Ainsi, pour Bruno Amoussou, c’est en mettant à profit sa citation selon laquelle, « il ne faut pas se priver de la liberté de réfléchir » qu’il se livre à ce devoir de mémoire envers ses contemporains par le biais de cette publication.

Ce récit est destiné ainsi, à en croire ses explications à permettre d’examiner la politique et l’économie de façon dynamique et à la nécessité de s’approprier l’intégration régionale dans le cadre du développement du Bénin. L’homme politique n’omet pas, à l’occasion d’inviter la jeunesse à se former pour l’exercice de l’activité politique ; toute chose qui exige d’elle un engagement soutenu dans le champ politique.

Par Jean-Claude DOSSA (L'événement Précis)


Jacques Dalodé, entre encre et pétrole

En retraite en France après avoir travaillé pendant dix-huit ans sur un site pétrolier, le Béninois Jacques Dalodé a pris la plume pour décrire avec humour le quotidien de ses compatriotes.

 

« J’ai toujours eu envie d’écrire », confesse Jacques Dalodé. Cet ingénieur pétrolier qui a plus souvent côtoyé les chiffres que les mots consacre sa retraite à l’écriture. À 63 ans, il signe un premier ouvrage, Très Bonnes Nouvelles du Bénin. Un douanier paranoïaque, une mère meurtrière, un prêtre mis aux enchères… L’écrivain met en scène ses compatriotes embarqués dans de cocasses intrigues. « Je voulais que chaque Béninois s’y retrouve comme dans son propre village », explique-t-il. Au fil des pages, il met l’accent sur les maux qui affectent une société où se côtoient corruption et sorcellerie. « Certaines nouvelles sont satiriques et d’autres plus graves, mais pas dramatiques. J’ai voulu y mettre de l’humour car, au Bénin, on prend la vie du bon côté », lance-t-il. Si Jacques Dalodé a l’air grave au premier abord, il aime rire. Il dit s’être amusé à écrire « Mission cruciale », une nouvelle sur la sorcellerie qu’il qualifie de fantastique. « Moi, je n’y crois pas, mais au Bénin, les gens y croient », avoue cet homme cartésien.

Jacques Dalodé est avant tout un scientifique. Baccalauréat de mathématiques en poche, il obtient une bourse d’études et part pour la France en 1966. Sur le conseil de l’un de ses professeurs, à Cotonou, il s’inscrit en classe préparatoire scientifique au lycée Pierre-de-Fermat, à Toulouse. Il y rencontre sa femme, qui deviendra la mère de ses deux enfants. « Ne reviens pas avec une Française », l’avait pourtant prévenu son père. Anne-Dominique accepte de le suivre au Bénin, où il revient dès 1974 diplômé de l’École des mines et de l’Institut français du pétrole (IFP). Il s’attelle alors au Projet pétrolier de Sèmè – gisement fermé en 1998 après trente années d’exploitation – et en devient le directeur de production, directeur des opérations, puis codirecteur général. Un intermède de deux ans, de 1980 à 1982, le voit partir à Oslo pour superviser l’exécution d’un contrat passé avec une entreprise norvégienne pour l’exploitation pétrolière béninoise.
Au Bénin, Dalodé doit faire preuve d’une intégrité sans faille. Il raconte s’être battu pour que l’argent du pétrole ne soit pas détourné. « On me convoquait après chaque vente. Je tenais bon », explique-t-il. Dans son livre, il n’hésite pas à évoquer sa propre histoire. « Ma haine de la corruption, je l’ai héritée de mon père », écrit-il dans « Une silhouette à vélo sur le chemin du baobab ». Si son personnage travaille dans le coton, il est impossible de douter de la dimension autobiographique de l’affaire.

Inspecteur du travail, son père était fier que son fils soit né un 1er mai. « Une double fête à la maison », se souvient-il. La mort du père, en 1973, fait de Jacques le tuteur de ses neuf frères et sœurs. Il épaule sa mère, ancienne institutrice qui a choisi de se consacrer à ses enfants. Aujourd’hui, il retourne régulièrement au Bénin pour les voir, notamment dans le village de ses parents, Ouagbo, à quelques kilomètres de Cotonou…
L’écrivain avale son thé à la menthe et, droit dans son long gilet boutonné, reprend son récit la voix posée. « C’est quelqu’un d’extrêmement calme et de réservé », assure son épouse. Le cumul de ses trois postes ne lui laissait pas de répit, le pétrole commençait à s’épuiser. En 1992, il quitte une deuxième fois sa patrie pour l’Hexagone, où il s’installe comme consultant indépendant. À Paris, il aime le Quartier latin, le jardin du Luxembourg, la rue Saint-Jacques. « Je me sens à la fois français et béninois », assure-t-il.

Dans ses nouvelles, pas un mot sur l’or noir, qu’il connaît si bien. « Le pétrole n’est pas très poétique », et il veut s’en « déconnecter ». Depuis qu’il est à la retraite, il met son expérience au service de bonnes causes. Plusieurs heures par semaine, il endosse le rôle du militant au sein de deux associations, la Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires, et Survie, l’une agissant contre les paradis fiscaux, l’autre contre la politique de la France en Afrique. « C’est une politique qui est complètement négative », insiste-t-il. « Regardez, ce porteur de mallettes… »
Deux passions comblent ce qui lui reste de temps libre. La natation et la lecture. Épris de littérature française, il garde en permanence dans la poche de sa chemise un bout de papier et un stylo. « Il prend souvent des notes, explique Anne-Dominique. Parfois, à table ou quand il conduit, il me demande d’écrire une idée. » S’il ne donne pas le sujet de son prochain ouvrage, il lâche tout de même qu’il s’agit d’un roman. « L’action se passera au Bénin », bien entendu! 

Jeuneafrique.com


Pour inciter davantage les enfants à la lecture : la Fondation Zinsou ouvre une mini bibliothèque à Akpapka


L'entrée de la bibliothèque mise en place par la Fondation Zinsou

Après la «mini bibliothèque Jean Pliya» à Gbégamey, la Fondation Zinsou vient d’inaugurer une seconde bibliothèque de même type à Akpakpa. C’était ce jeudi 06 octobre 2011 dans l’enceinte de l’école primaire publique Apkapka marché. «Mini bibliothèque Enrico Navarra». C’est la deuxième réalisation de la Fondation Zinsou dans le cadre de son projet de construction de mini bibliothèques à Cotonou. Implantée dans l’enceinte de l’école primaire publique Apkapka marché, celle-ci est fonctionnelle depuis hier. Elle a été officiellement ouverte au public à la faveur d’une cérémonie d’inauguration tenue en présence des responsables de la Fondation dont Marie-Cécile Zinsou, la Présidente. Des autorités locales et celles de l’école aussi.
Cette mini bibliothèque fait suite à une première ouverte il y a deux dans l’enceinte de l’école primaire publique de Gbégamey et qui porte le nom de l’écrivain béninois, le professeur Jean Pliya. Le succès et l’engouement que connait cette bibliothèque est l’une des motivations de la construction de celle d’Akpakpa, à en croire Marie-Cécile Zinsou. L’objectif de ce projet est, explique-t-elle, de rapprocher les bibliothèques des enfants et du public en général. Ce faisant, la Fondation Zinsou entend donner le goût de la lecture aux écoliers et écolières de Cotonou. Des entreprises béninoises y contribuent également. «Enrico Navarra» est dotée d’installations et d’équipements modernes et d’un fond de 2.500 ouvrages. Des ouvrages de tous genres et de tous âges, précise la Présidente. La bibliothèque est ouverte tous les jours sauf les dimanches. L’entrée est livre et gratuite.

D’un mur de graffitis à une mini bibliothèque

D’après les explications de Marie-Cécile Zinsou, les murs de la «mini bibliothèque Enrico Navarra» sont les murs de graffitis qui ont servi pour une exposition de 70 dessins de l’artiste Jean-Michel Basquiat tenue en 2007 à la place Lénine à Akpakpa. A la fin de l’exposition, ces murs ont été transférés dans l’Epp Akpakpa marché pour divers buts : salle de classe, bibliothèque d’été. C’est cette bibliothèque d’été qui a été en effet transformée en une mimi bibliothèque fixe. Ceci, avec le soutien financier du collectionneur d’œuvres Enrico Navarra. Celui-là qui a contribué pour beaucoup à la tenue de l’exposition de 2007 à la place Lénine. Et c’est en hommage à lui que la Fondation Zinsou a donné son nom la mimi bibliothèque d’Akpakpa.


Plumes dorées 2009 : Toujours pour qu’écrire soit un plaisir

L’acte II du concours national d’écriture et des genres littéraires  « Plumes dorées »a connu son épilogue le 18 Juillet 2009 à la salle VIP du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, avec  la cérémonie de remise de prix aux cinq lauréats de la finale. Placée sous le haut patronage de M. GaliouSoglo, Ministre de la Culture, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales et le parrainage de Mme Réckya Madougou, Ministre de la Micro finance, de l’Emploi des Jeunes et des Femmes, cette édition consacrée au théâtre, après celle de 2008 dédiée à la Nouvelle, a une fois encore prouvétoute la fertilitéet la créativité des jeunes auteurs béninois.


Jean-Paul TOOH-TOOh reçoit son prix des mains de Réckya MADOUGOU

Initié en Août 2008 par les Editions Plurielles et l’Association Actions Plurielles,le concours « Plumes Dorées » est devenu l’exutoire de référence pour les jeunes talents béninois de la tranche des 18-30 ans. Cette action favorise l’éclosion de nouvelles plumes dans le domaine de la création littéraire en leur épargnantles déboires du processus d’édition classique. Ainsi, chaque année, cinq textes inédits d’un genre littéraire précis, sont retenus sur appel à candidature, édités, distribués gratuitement dans les bibliothèques publiques et centres delecture répartis sur le territoire national grâce au Centre National d’Animation et de Lecture Publique, partenaire technique du concours. L’édition 2008 a connu le sacre de Gérard HEMADOU avec Plus de noël pour Etèwutu ; 2009 révèle une autre grande valeur de l’écriture béninoise, Jean Paul TOOH-TOOH, qui remporte le 1er prix avec la pièce de théâtreImmigritude.

Contribuer à la redynamisation du secteur de la production littéraire au Bénin. Tel est l’objectif principal de cette initiative qui, en deux ans, a vu 87 textes être produits et soumis au comité de lecture du concours dont 10 sont publiés. Le même engouement pour l’écriture s’est ressenti à travers la grande affluence sur le site du concours où près de 700 jeunes passionnés de l’écriture, se sont manifestés pour cette édition qui, aux dires de l’équipe du concours, est celui de la confirmation. Après Dr Eric ADJA, Assistant à la communication du Chef de l’Etat, Dr Soumanou S. TOLEBA, alors Ministre en charge de la Culture et actuel conseiller spécial à la Culture du Président de la République, principaux soutiens de l’édition 2008, Mme Réckya MADOUGOU, offre sa caution morale à celle de 2009 mais aussi un magnifique ordinateur au vainqueur.Grâce à MTN Bénin, le Fonds d’Aide à la Culture, Air France, l’Unité Jeunesse de l’OIF, l’Atelier Ouverture AZO, Bruce Field, Omnium Computer Bureautique Bénin, le concours « Plumes Dorées » se présente, pour les jeunes auteurs béninois comme le principal interlocuteur pour la diffusion de leur talent. En 2010, la 3ème édition sera consacrée au Roman et verra la publication et la diffusion du meilleur texte, de la meilleure audace.

Vivement Avril 2010.

Par Nicolas BIDE (Collaboration)

 


 
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